Auteur Sujet: APRILIA RS 660  (Lu 27794 fois)

Nik

  • 250 RS
  • **
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 167
  • Localisation: Ariège (09)
  • Moto: Aprilia Falco 2005 - TM 250 EN 2015
  • Enfin en Falco !
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #150 le: 11 septembre, 2021, 11:13:14 11:13 »

Oui, 700 machines rappelées pour une possible casse de bielle, mais Aprilia n'a pas essayé de grappiller et a changé les moteurs complets, d'ailleurs j'en ai vu une justement sur Leboncoin, avec 7000Km mais moteur neuf suite au rappel.

C'est sûr que ça doit jouer un peu sur le nombre de motos à vendre, car ça doit faire chier de se retrouver sans moto le temps du changement de moteur, mais une fois que c'est fait,il y a quand même peu de chances de devoir repasser par un autre rappel ou une panne.
Puis, c'est dommage, mais essuyer les plâtres lorsqu'on fait parti des tous premiers acheteurs d'un nouveau produit, quel qu'il soit, est monnaie courante aujourd'hui.

Enfin, je ne vais pas me plaindre, moi ça m'arrange qu'il y en ai beaucoup d'occasions...  >:D
IP archivée

arvigna

  • 1000 STOCK
  • ****
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 1.012
  • Localisation: Ariège
  • Moto: Falco 2001 ; Falco 2003
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #151 le: 11 septembre, 2021, 12:34:02 12:34 »

 :P
IP archivée
https://fr-fr.facebook.com/MilitesdeDUN/
L'homme se découvre quand il se mesure avec l'objet .... (Antoine de Saint-Exupéry)

Nik

  • 250 RS
  • **
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 167
  • Localisation: Ariège (09)
  • Moto: Aprilia Falco 2005 - TM 250 EN 2015
  • Enfin en Falco !
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #152 le: 12 septembre, 2021, 21:18:45 21:18 »

IP archivée

Bourrask

  • 125 RS
  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 105
  • Moto: Le Bon, la Brute et le Truand
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #153 le: 01 octobre, 2021, 21:25:58 21:25 »

J’en ai acheté une sans l’avoir essayée au préalable.
Sur le papier c’est une des très rares motos de la production actuelle qui m’attire. La seule autre, en fait, étant la 701 SM Husqvarna dans un tout autre registre. Enfin peut-être…
Avec la reprise du V4 1100 2018, la rallonge n’était pas énorme. Ce sera mon premier véhicule flambant neuf.

Cette moto je l’ai attendue longtemps. Je ne parle pas des 5 mois entre la signature du bon de commande et la livraison mais plutôt des années à espérer qu’un constructeur (Aprilia de préférence) se décide à produire, ou reproduire, une véritable sportive de route. Une brêle pour l’arsouille sur route ouverte et pas une moto GP de 220 CV avec laquelle on dépasse rarement le second rapport.

Fin juillet je prends possession de ma nouvelle acquisition. Coloris rouge et violet, jantes dépareillées. J’aime bien. Je trouve la moto plutôt jolie même si le dessin ne me chavire pas. La ligne d’une RSV Mille R m’émeut d’une toute autre façon.
Je m’installe au guidon. La positon est assez similaire à celle des derniers Tuono V4, plus sur l’avant tout de même mais beaucoup moins qu’une RSV avec ses bracelets fermés. Les matériaux apparents sont moins nobles que les standards habituels de la marque et vue depuis l’assise la moto parait même un peu cheap.

Contact. L’écran TFT s’illumine en affichant son lot fourni d’informations dont une jauge à essence (dont la fiabilité s'avérera totalement illusoire).
Moteur.
Kilomètre n°2, première impression. C’est quoi ce veau ?
Je suis en mode « Commute »… Ne parvenant pas à déterminer à qui ce mode pourrait être adressé, même pas un débutant tout frais du permis, je passe en mode « Dynamic ». Pour la liaison jusqu’aux petites routes du Bugey ça ira bien.

Kilomètre 80, plus loin au milieu des premiers virages. Pourquoi la brêle n’accélère pas sur l’angle comme JE le voudrais?
C’est l’APRC qui gère à ma place et ouvre les gaz à mesure que la moto se relève. Le « Dynamic » correspond au mode pluie. Je bascule sur « Individual » où j’ai tout déconnecté et là ça commence à devenir bien.

Et ça devient carrément une tuerie !
Après 80 bornes de virages sur tous types de revêtements je m’arrête pour détailler visuellement ma monture et surtout remettre mon esprit en ordre.
Réflexion n°1 : J’ai mis des années à passer à cette vitesse sur ces routailles fripées avec mes premières motos et là je passe pareil avec une moto que je connais à peine. Petite larme.
Réflexion n°2 : C’est une RSV R en 4 fois plus facile à manier. 2e petite larme.
Réflexion n°3 : Le « Ready to Race » de KTM est mort! La RS incite autant à faire le con sur la virole que la Duke 3R tout en offrant une prise en main encore plus immédiate. Si je ne me calme pas je vais me faire mal, ce serait dommage de casser une moto qui n’a pas 200 bornes au compteur.

Les émotions passées je fais le point sur les critères techniques. Le moteur est beaucoup moins creux que ce à quoi je m’attendais. Il ne se passe pas grand avant 5000 tpm mais on y est facilement jamais et la mécanique est souple et ronde bas dans les tours. A 6500 ça part comme le V60 avec grondements et franche poussée. Pour le moment le rodage force la coupure à 7500 mais le moteur ne présage que du bon.
La partie cycle/chassis s’avère d’emblée phénoménale. C’est incroyable voire diabolique. Le train avant presque un peu lourd à très faible allure comparé à un Duke 3R ou un Tuono R02 s’avère ultra vif une fois lancé, sans aucune inertie dans les changements d’angle, chirurgical dans sa précision et irrémédiablement stable sur l’angle. Je ne connais pas la concurrence actuelle mais je devine qu’on effleure la perfection.
L’amortissement n’appelle aucune critique. Le combiné arrière est parfois sec sur les compressions isolées mais effectue vaillamment sont travail sur les déformations en continu. C’est pas du Olhins, mais à l’égal d’un V4 1100 R et aucunement rodéo comme les premiers Tuono V4 1000 sur routes à chèvres.

Vidange des 1000 km. Je repousse le régime maxi à 9500 tpm.
Immédiatement je suis déçu par le comportement du moteur. A 6500 tpm s’il part comme le V60 c’est son seul soubresaut de caractère.
Il détale jusqu’au deuxième palier de rodage fixé à 9500 sans inertie comme une belle mécanique moderne, efficace et sans surprise pour suivre une courbe d’une linéarité sans âme. Si dans ses bas régimes le 660 distille quelques sensations de V2, dans les tours sa véritable apparentée se révèle être le V4 autant pour ses montées en régime que sa sonorité. Ce n’est pas un petit V60 qui ne se produit plus mais un ticket d’entrée vers le V4. Bienvenue dans les années 2020.

Là j’ai envi de revendre cette mécanique moderne au plus vite. Ce devait le dernier essai de moto contemporaine tout électroniquée avant un retour définitif aux années 2000.
Après une balade découverte du moteur tout juste rodé et une franche déception je remise la moto au garage pour 3-4 semaines afin d’économiser les pneus en prévision du véritable test dans les Vosges. C’est pour moi un territoire inconnu et le dernier massif français où je n’ai jamais roulé. Après ça je déciderai.

Le test vosgien s’est déroulé de samedi à mardi dernier.
Deux fois une journée de liaison pour l’aller-retour depuis Lyon et deux journées sur place entre Vosges et Alsace avec au total presque 2000 km sur tous types de routes et de conditions météo possibles (sauf la neige, par ce qu’on a eu de la chance il parait).
Je vous épargne un CR de notre voyage (nous sommes partis à trois) et vous livre immédiatement ma conclusion : la 660 RS est l’arme absolue de la petite route.

OK ça peut sembler un tantinet péremptoire alors j’argumente.
La moto est vive, facile et joueuse comme un Duke, pourtant dans le genre la KTM se pose là. Surtout la RS possède en plus la rigueur sportive chère à Aprilia qui fait que toutes ses qualités combinées rendent la conduite jouissive dans le sinueux. C’en est presque incroyable. La moto semble conçue pour dessiner des trajectoires hyper tendues et précises tout en offrant des capacités d’improvisation déconcertantes. Et je ne parle même pas du freinage au feeling et à la puissance parfaits.
Même sur des routes détrempées, défoncées, vertes de mousse, la moto reste imperturbable et sécurisante. Jamais je ne m’étais senti aussi à l’aise dans de telles conditions qu’avec cette moto.

Le moteur. Une révélation.
Je pense qu’il s’est libéré un peu plus depuis les 1000 premiers kilomètres et finalement je le trouve à l’égal de la moto. Au cours du voyage j’ai franchi le dernier palier de rodage et gagné 1000 tpm qui font toute la différence. Il affirme un vrai caractère, grogne et racle sur les régimes intermédiaires et s’envole dans les tours ensuite dans une belle sonorité. Etant donné la puissance du moulin et son régime d’utilisation relativement court le Quickshifter montée/descente est un régal et on peut l'exploiter tous les rapports. Dans le sinueux c’est autrement plus fun que le V4 avec lequel je ne passais la 3 que pour la forme.

A une époque on disait « je préfère exploiter 50 CV à 100% que 100 CV à 50%. »
Cette devise colle parfaitement à la RS et c’est sans doute comme ça qu’il faut l’appréhender. Le moteur n’est pas un monstre de puissance, il est pourtant attachant, suffisant (le VTR d’un de mes potes de la virée vosgienne ne revenait pas l’accélération) et très marrant à utiliser.
La partie cycle elle est dantesque, c’est une arme dans le sinueux.
Cerise sur le gâteau le moteur ne consomme rien. 250 km d’autonomie avant de repasser à la pompe. Je n'ai pas voulu jouer encore mais je pense qu’on pourrait s’approcher des 280 bornes avant la panne sèche. Comparé au V60 c’est de la pure science fiction.
« Modifié: 01 octobre, 2021, 21:31:59 21:31 par Bourrask »
IP archivée

Rossignol

  • 125 RS
  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 101
  • Localisation: Suisse
  • Moto: Oui :D
  • Tutti frutti summer love
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #154 le: 02 octobre, 2021, 08:24:23 08:24 »

Merci pour ce retour d'expérience très détaillé. ;)

Il faudra vraiment que je me décide à aller en tester une...
IP archivée
Oh, you touch my tralala!

Roberto06200

  • 50RS
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 2
  • Localisation: Nice
  • Moto: Tuono 660
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #155 le: 09 octobre, 2021, 18:36:38 18:36 »

Je rejoins totalement Bourrask dans son analyse très détaillée.

J'ai choisi non pas la RS 660 mais le Tuono pour la position un peu moins typée sport que sur la RS et surtout pour le cintre plat qui convient mieux pour les routes viroleuses de l'arrière pays niçois.

L'efficacité de cette moto est terrible. Pour l'instant je suis encore limité à 7500 tours mais plus pour longtemps.

A priori le confort n'est pas la qualité première que l'on recherche sur ce type de moto. Pourtant, il est bluffant !

La selle est plus confortable que sur bon nombre de routières.

La position est naturelle et le dos ne souffre pas même sur certaines routes défoncées.

La moto est tellement légère qu'elle s'emmène là où on veut sans forcer et donc sans se fatiguer!

Vivement que le rodage soit fini  :)
IP archivée

TheWorms85

  • 750 DORSODURO
  • ***
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 639
  • Localisation: Segré (49)
  • Moto: Honda CB 500 (1997) / Aprilia Tuono 1000 R Factory (2009) / Triumph Street Triple 675 R (2009)
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #156 le: 13 octobre, 2021, 09:57:54 09:57 »

Merci pour ces CR très sympa. Je n'ai pas eu beaucoup de motos neuves entre les mains mais d'après mon expérience, un moteur se libère vraiment lorsqu'on passe les 10k kms, à voir pour ce RS660.
IP archivée

Seb03370

  • 125 RS
  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 18
  • Localisation: 03370
  • Moto: Rsv 1000 1999
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #157 le: 17 octobre, 2021, 18:54:17 18:54 »

Bonjour
Merci pour vos retours d'expérience
Hate d'en savoir plus
Bonne route à tous
IP archivée

Bourrask

  • 125 RS
  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 105
  • Moto: Le Bon, la Brute et le Truand
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #158 le: 19 octobre, 2021, 22:03:19 22:03 »

Pour compléter mes premières impressions je vais rajouter plusieurs infos après 4000 km parcourus.

L’autonomie. :P
280-300 km on peut l’espérer en enroulant mais la jauge n’est absolument pas fiable. En s’énervant un peu le moteur s’éteint à 240 km (243 pour être précis). On apprécie à ce moment pleinement le faible poids de la moto qui donne l’impression de pousser une grosse 125.
Les pneus. Ils feront encore 300 bornes maxi. L’arrière est presque HS et l’avant est proche des témoins. Dans l’absolu 4000-4500 km c’est pas mal mais j’espérais un peu plus compte tenu du rodage, du roulage dans les Vosges partiellement sur routes humides, du faible couple moteur et des pressions préconisées pour une moto si légère (2,5 AV /2,8 ARR). A confirmer avec le prochain train.

La finition.
Décidément pas terrible. Les protections du bras oscillant en plastique texturé se retrouvent déjà totalement poncées par les talons de bottes. C’est un détail dirais-je, à l’égal pourtant de la qualité globale perçue…indigne de la marque.

La partie cycle.
En utilisation énervée sur revêtements dégradé ou bosselé, les suspensions avouent quelque peu leur limite. Sur l’angle l’amortisseur peut marquer le pas par rapport au train avant et au freinage il est arrivé que la fourche talonne (une fois en condition « pas raisonnable »). Mais ça c’est vraiment pour chipoter parce que le train avant est absolument FA-BU-LEUX!
Je n’en reviens toujours pas qu’il puisse allier ainsi toutes les qualités. C’est vif, précis et stable tout à la fois, et à des niveaux que j’ai rarement connus même pris indépendamment.

Le moteur.
Je l’aime de plus en plus, comme s’il s’améliorait au fil des kilomètres...
Dans la presse l’adjectif « pétillant » est utilisé pour le qualifier. Le terme m’avait marqué et je le trouvais plutôt bien choisi, au début.
Sur du roulant avec des virages à grands rayons le moteur peut paraître fade en comparaison de motos de plus grosse cylindrée mais dans le sinueux, dans son élément, sa véritable personnalité se révèle: c’est un psychopathe.
A la moindre bosse il veut faire décoller la roue avant sur pratiquement tous les rapports (la moto lève naturellement en seconde au gaz), passé les 8500 il devient hystérique et s’envole 2000 tours plus haut la rage au ventre en véritable boule de nerfs.
Le moteur possède deux personnalités distinctes : tranquille et prévenante en bas, totalement rageuse en haut.

Petite conclusion résolument subjective.
Autant le passage du V60 au V4 ne m’a pas transcendé et j’ai toujours trouvé que le V2 était plus efficace sur route sans être technologiquement dépassé (le V4 est plus puissant, plus-mieux-bien niveaux moteur/chassis/facilité) tout en gardant une âme de moto à l’ancienne, autant avec la RS660 on sent bien la claque des 20 années d’évolution qui la sépare des V60.
Un samedi j’ai roulé avec la RSVR 01 et le dimanche avec la RS. Comme si on s’entrainait à courir lesté d’une charge de 20 kilos sur le dos, avec la RS on retire le sac et après y’a juste à se concentrer sur les placements et la trajectoire, tout le reste semble évident, facile et dosable.
Y’a moins de charme ou de mérite mais elle incite à repousser diaboliquement les limites et c’est probablement là son seul « véritable défaut » pour moi.
« Modifié: 19 octobre, 2021, 23:21:01 23:21 par Bourrask »
IP archivée

Bestof

  • MOI (alias Bubulle)
  • RS GP
  • ******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 5.638
  • Localisation: -44- NORD
  • Moto: Tuono 2003 Gris succédant à Falco 2000 Rouge
  • Motos, Femmes...une question de courbes
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #159 le: 20 octobre, 2021, 09:11:20 09:11 »

waouh
sympaes ces impressions
t'es amoureux toi !!!

dvlp le ressenti moteur stp,
pas trop creux en roulage "normal", ni trop fade?
je comprends qu'en mode "con ON" se soit excitant...mais sinon?
Il ne vit pas que tout en haut? ( genre 4cyl 600?)

euh c'est pas bcp tes pressions pneus !??

suis d'accord avec toi sur les aprilia, la finition, la qualité des composants a toujours été remarquable.... TRES dommage si ce n'est plus le cas


merci pour ce retour

IP archivée
PLAISIR (def) :Grosses Cylindrées unitaires et Angles
Bestof : F D M / la provoc élevée au rang d'art..... / Sérial Fucker en Chef : PHEUCKIOU / le veilleur

Bourrask

  • 125 RS
  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 105
  • Moto: Le Bon, la Brute et le Truand
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #160 le: 20 octobre, 2021, 20:46:46 20:46 »

La finition est moins bonne que celle à laquelle Aprilia nous a habitué sans être minable non plus. Globalement elle est correcte mais les détails ne sont pas soignés (protections de bras oscillant, béquille, fixation du levier d'embrayage, etc).

Pour une moto si légère, c'est étonnant mais les pressions pneus indiquées sont 2,5 av et 2,8 ar. Aucun souci sur la conduite et je roule avec les aides déconnectées et la carto la plus agressive.

Le moteur s'exprime vraiment entre 7500 et 10500 ou les montées en régime s'envolent mais on peut enrouler avec plaisir à partir de 6000. C'est moins creux qu'on pourrait le penser et la faible inertie du moteur compense le manque de couple avant 5000. Un moment je pensais remplacer le PSB avec une dent de moins mais je ne le ferai pas. Je préfère garder l'allonge plutôt que de favoriser les intermédiaires et d'être constamment au rupteur. C'est un moteur très fun qui devrait satisfaire un large public.
IP archivée

Bestof

  • MOI (alias Bubulle)
  • RS GP
  • ******
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 5.638
  • Localisation: -44- NORD
  • Moto: Tuono 2003 Gris succédant à Falco 2000 Rouge
  • Motos, Femmes...une question de courbes
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #161 le: 21 octobre, 2021, 09:14:59 09:14 »

c'est clair !
merci

( mais étant adepte des moteurs avec du gras à mi régime.... )
IP archivée
PLAISIR (def) :Grosses Cylindrées unitaires et Angles
Bestof : F D M / la provoc élevée au rang d'art..... / Sérial Fucker en Chef : PHEUCKIOU / le veilleur

jorr

  • 125 RS
  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 12
  • Localisation: 86 vienne
  • Moto: 1000 cbr
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #162 le: 01 novembre, 2021, 09:27:16 09:27 »

un de mes potes a acheter une neuve cette année et fait de la piste avec (en vitesse) et 2 autre de mes potes en ont en endurance (CLNA)
super bécane qui est l'arme ultime de sa catégorie, l'amortisseur est un peu limite donc il faut le remplacer par un racing la fourche est très bonne
par contre le shifter est un peu lent (surtout en blipper downshift).
Attention a bien contrôler les serrages des carters pas assez serré de série et qui peux engendrer des fuites (légère) d'huile au niveau du moteur
IP archivée

Bastienfdx

  • 125 RS
  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 65
  • Localisation: 33
  • Moto: 900 TRX 1997 / 850 XTZ 1991 / 1000 Tuono 2003
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #163 le: 03 novembre, 2021, 15:51:55 15:51 »

J'en ai vu une la dernière fois que je suis allé tourner à haute Saintonge, effectivement ça avoine sévère ! Et ça a l'air super light !
IP archivée

dam-s

  • 750 DORSODURO
  • ***
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 264
  • Localisation: ardeche
  • Moto: tuono 2004 - xjr 1200 484 000 kms- xjr 1300 side car - fz8 50th
Re : Re : APRILIA RS 660
« Réponse #164 le: 21 avril, 2022, 20:15:20 20:15 »

J’en ai acheté une sans l’avoir essayée au préalable.
Sur le papier c’est une des très rares motos de la production actuelle qui m’attire. La seule autre, en fait, étant la 701 SM Husqvarna dans un tout autre registre. Enfin peut-être…
Avec la reprise du V4 1100 2018, la rallonge n’était pas énorme. Ce sera mon premier véhicule flambant neuf.

Cette moto je l’ai attendue longtemps. Je ne parle pas des 5 mois entre la signature du bon de commande et la livraison mais plutôt des années à espérer qu’un constructeur (Aprilia de préférence) se décide à produire, ou reproduire, une véritable sportive de route. Une brêle pour l’arsouille sur route ouverte et pas une moto GP de 220 CV avec laquelle on dépasse rarement le second rapport.

Fin juillet je prends possession de ma nouvelle acquisition. Coloris rouge et violet, jantes dépareillées. J’aime bien. Je trouve la moto plutôt jolie même si le dessin ne me chavire pas. La ligne d’une RSV Mille R m’émeut d’une toute autre façon.
Je m’installe au guidon. La positon est assez similaire à celle des derniers Tuono V4, plus sur l’avant tout de même mais beaucoup moins qu’une RSV avec ses bracelets fermés. Les matériaux apparents sont moins nobles que les standards habituels de la marque et vue depuis l’assise la moto parait même un peu cheap.

Contact. L’écran TFT s’illumine en affichant son lot fourni d’informations dont une jauge à essence (dont la fiabilité s'avérera totalement illusoire).
Moteur.
Kilomètre n°2, première impression. C’est quoi ce veau ?
Je suis en mode « Commute »… Ne parvenant pas à déterminer à qui ce mode pourrait être adressé, même pas un débutant tout frais du permis, je passe en mode « Dynamic ». Pour la liaison jusqu’aux petites routes du Bugey ça ira bien.

Kilomètre 80, plus loin au milieu des premiers virages. Pourquoi la brêle n’accélère pas sur l’angle comme JE le voudrais?
C’est l’APRC qui gère à ma place et ouvre les gaz à mesure que la moto se relève. Le « Dynamic » correspond au mode pluie. Je bascule sur « Individual » où j’ai tout déconnecté et là ça commence à devenir bien.

Et ça devient carrément une tuerie !
Après 80 bornes de virages sur tous types de revêtements je m’arrête pour détailler visuellement ma monture et surtout remettre mon esprit en ordre.
Réflexion n°1 : J’ai mis des années à passer à cette vitesse sur ces routailles fripées avec mes premières motos et là je passe pareil avec une moto que je connais à peine. Petite larme.
Réflexion n°2 : C’est une RSV R en 4 fois plus facile à manier. 2e petite larme.
Réflexion n°3 : Le « Ready to Race » de KTM est mort! La RS incite autant à faire le con sur la virole que la Duke 3R tout en offrant une prise en main encore plus immédiate. Si je ne me calme pas je vais me faire mal, ce serait dommage de casser une moto qui n’a pas 200 bornes au compteur.

Les émotions passées je fais le point sur les critères techniques. Le moteur est beaucoup moins creux que ce à quoi je m’attendais. Il ne se passe pas grand avant 5000 tpm mais on y est facilement jamais et la mécanique est souple et ronde bas dans les tours. A 6500 ça part comme le V60 avec grondements et franche poussée. Pour le moment le rodage force la coupure à 7500 mais le moteur ne présage que du bon.
La partie cycle/chassis s’avère d’emblée phénoménale. C’est incroyable voire diabolique. Le train avant presque un peu lourd à très faible allure comparé à un Duke 3R ou un Tuono R02 s’avère ultra vif une fois lancé, sans aucune inertie dans les changements d’angle, chirurgical dans sa précision et irrémédiablement stable sur l’angle. Je ne connais pas la concurrence actuelle mais je devine qu’on effleure la perfection.
L’amortissement n’appelle aucune critique. Le combiné arrière est parfois sec sur les compressions isolées mais effectue vaillamment sont travail sur les déformations en continu. C’est pas du Olhins, mais à l’égal d’un V4 1100 R et aucunement rodéo comme les premiers Tuono V4 1000 sur routes à chèvres.

Vidange des 1000 km. Je repousse le régime maxi à 9500 tpm.
Immédiatement je suis déçu par le comportement du moteur. A 6500 tpm s’il part comme le V60 c’est son seul soubresaut de caractère.
Il détale jusqu’au deuxième palier de rodage fixé à 9500 sans inertie comme une belle mécanique moderne, efficace et sans surprise pour suivre une courbe d’une linéarité sans âme. Si dans ses bas régimes le 660 distille quelques sensations de V2, dans les tours sa véritable apparentée se révèle être le V4 autant pour ses montées en régime que sa sonorité. Ce n’est pas un petit V60 qui ne se produit plus mais un ticket d’entrée vers le V4. Bienvenue dans les années 2020.

Là j’ai envi de revendre cette mécanique moderne au plus vite. Ce devait le dernier essai de moto contemporaine tout électroniquée avant un retour définitif aux années 2000.
Après une balade découverte du moteur tout juste rodé et une franche déception je remise la moto au garage pour 3-4 semaines afin d’économiser les pneus en prévision du véritable test dans les Vosges. C’est pour moi un territoire inconnu et le dernier massif français où je n’ai jamais roulé. Après ça je déciderai.

Le test vosgien s’est déroulé de samedi à mardi dernier.
Deux fois une journée de liaison pour l’aller-retour depuis Lyon et deux journées sur place entre Vosges et Alsace avec au total presque 2000 km sur tous types de routes et de conditions météo possibles (sauf la neige, par ce qu’on a eu de la chance il parait).
Je vous épargne un CR de notre voyage (nous sommes partis à trois) et vous livre immédiatement ma conclusion : la 660 RS est l’arme absolue de la petite route.

OK ça peut sembler un tantinet péremptoire alors j’argumente.
La moto est vive, facile et joueuse comme un Duke, pourtant dans le genre la KTM se pose là. Surtout la RS possède en plus la rigueur sportive chère à Aprilia qui fait que toutes ses qualités combinées rendent la conduite jouissive dans le sinueux. C’en est presque incroyable. La moto semble conçue pour dessiner des trajectoires hyper tendues et précises tout en offrant des capacités d’improvisation déconcertantes. Et je ne parle même pas du freinage au feeling et à la puissance parfaits.
Même sur des routes détrempées, défoncées, vertes de mousse, la moto reste imperturbable et sécurisante. Jamais je ne m’étais senti aussi à l’aise dans de telles conditions qu’avec cette moto.

Le moteur. Une révélation.
Je pense qu’il s’est libéré un peu plus depuis les 1000 premiers kilomètres et finalement je le trouve à l’égal de la moto. Au cours du voyage j’ai franchi le dernier palier de rodage et gagné 1000 tpm qui font toute la différence. Il affirme un vrai caractère, grogne et racle sur les régimes intermédiaires et s’envole dans les tours ensuite dans une belle sonorité. Etant donné la puissance du moulin et son régime d’utilisation relativement court le Quickshifter montée/descente est un régal et on peut l'exploiter tous les rapports. Dans le sinueux c’est autrement plus fun que le V4 avec lequel je ne passais la 3 que pour la forme.

A une époque on disait « je préfère exploiter 50 CV à 100% que 100 CV à 50%. »
Cette devise colle parfaitement à la RS et c’est sans doute comme ça qu’il faut l’appréhender. Le moteur n’est pas un monstre de puissance, il est pourtant attachant, suffisant (le VTR d’un de mes potes de la virée vosgienne ne revenait pas l’accélération) et très marrant à utiliser.
La partie cycle elle est dantesque, c’est une arme dans le sinueux.
Cerise sur le gâteau le moteur ne consomme rien. 250 km d’autonomie avant de repasser à la pompe. Je n'ai pas voulu jouer encore mais je pense qu’on pourrait s’approcher des 280 bornes avant la panne sèche. Comparé au V60 c’est de la pure science fiction.

"coup de vent brutal", tu renies le V60...
comment est ce possible ?...  >:D
se laisser aller aux sirènes de la facilité et de l'électronique !!!!

j'espere que les vraies motos à moteur rotax sont toujours dans la garage ....
.
.
.
bon ok, en fait je suis jaloux ...  :P
IP archivée

Bourrask

  • 125 RS
  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 105
  • Moto: Le Bon, la Brute et le Truand
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #165 le: 10 mai, 2022, 19:43:33 19:43 »

😁
Oui les vraies motos sont toujours dans le garage et c’est même celles qui en sortent le plus souvent. C’est pas le v4 qui m’a fait renier le v60 alors ce petit moteur tu penses bien que non…😉
La RS me permet de décharger un peu les V60 si on peut dire, et en plus elle super marrante!🙂
IP archivée

dam-s

  • 750 DORSODURO
  • ***
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 264
  • Localisation: ardeche
  • Moto: tuono 2004 - xjr 1200 484 000 kms- xjr 1300 side car - fz8 50th
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #166 le: 10 mai, 2022, 20:26:56 20:26 »

ouf, je suis rassuré ....
je vais pouvoir reprendre ma lecture de "Les Pyrénées en Tuono ou la quête du Graal" ...
c'est mon livre de chevet ....  ;D

pour le  coup, ton garage devient un petit musé RSV/TUONO ...
 :)
IP archivée

Bourrask

  • 125 RS
  • *
  • Hors ligne Hors ligne
  • Messages: 105
  • Moto: Le Bon, la Brute et le Truand
Re : APRILIA RS 660
« Réponse #167 le: 10 mai, 2022, 22:15:35 22:15 »

Je garde les perles rares🙂
IP archivée
 

Page générée en 0.044 secondes avec 17 requêtes.